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Archive de la catégorie Une aide véritable
Un traitement efficace
19.5.2008 par admin.
Professeur de psychiatrie clinique à l’Ecole de médecine de l’Université de Californie, à San Diego et ancien chef du Centre d’Etudes de la Schizophrénie de l’Institut National Américain de la Santé Mentale, feu le Dr Loren Mosher a écrit :
« J’ai ouvert Soteria House en 1971… où de jeunes personnes diagnostiquées « schizophrènes » ont vécu sans médication, entourées par un personnel non professionnel entraîné pour les écouter et les comprendre, leur donner soutien et sécurité et valider leur expérience. L’idée était que la schizophénie peut souvent être surmontée grâce à de vraies relations humaines plutôt qu’avec des drogues… »
Le projet Soteria comparait leur méthode thérapeutique aux traitements « habituels » à base de drogues administrées par les hôpitaux psychiatriques aux personnes nouvellement diagnostiquées schizophrènes.
« l’expérience a fonctionné mieux que prévu. Deux ans après leur admission, les patients traités à Soteria travaillaient à des niveaux professionnels considérablement plus élevés, vivaient la plupart du temps seuls ou avec des pairs, et affichaient le taux le plus faible de réadmissions. Il est intéressant de noter que les patients traités à Soteria, qui ne recevaient aucune médication neuroleptique… ou qui étaient supposés obtenir les pires résultats, s’en tirèrent en fait bien mieux que les sujets témoins traités par les drogues à l’hôpital », expliquait le Dr Mosher.
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Une aide véritable
16.5.2008 par admin.
Guérir « l’incurable » sans psychiatrie
À Imola, en Italie, le Dr Giorgio Antonucci a développé un programme pour traiter la schizophrénie sans
médicaments ; celui-ci a obtenu de bien meilleurs résultats que la déshumanisation et la prescription de drogues en psychiatrie.
Le Dr Antonucci croit fermement en la valeur de la vie humaine. Sa conviction est que, contrairement à l’enfermement forcé et aux traitements physiques inhumains, la communication peut guérir même les esprits les plus perturbés.
À l’institut d’Osservanza (observation) d’Imola, le Dr Antonucci a traité des quantités de femmes soi-disant schizophrènes, dont la plupart étaient attachées en permanence à leur lit (certaines depuis 20 ans). On y employait des camisoles de force et des muselières en plastique pour empêcher les patientes de mordre.
Le Dr Antonucci commença à libérer ces femmes de leur emprisonnement. Il consacra de nombreuses heures, chaque jour, à leur parler et à « pénétrer leurs délires et leurs angoisses ». Dans chaque cas, le Dr Antonucci écouta des récits d’années de désespoir et de souffrances en institution.
Sous la direction du Dr Antonucci, on abandonna les « traitements » psychiatriques. De même, certains des services psychiatriques les plus oppressifs durent fermer leurs portes. Il veilla à dispenser aux patientes des soins empreints de compassion et de respect, sans recourir à des médicaments. En fait, grâce à ses conseils, le service le plus violent de l’établissement était devenu le plus calme. Après quelques mois, ses patientes « dangereuses » étaient libres, se promenant tranquillement dans le jardin de l’asile. À la fin, elles purent quitter l’hôpital et nombre d’entre elles ont appris à lire et à écrire, à travailler et à se prendre en charge pour la première fois de leur vie.
De plus, de tels programmes parallèles coûtent bien moins cher à la collectivité. Le programme précité et d’autres similaires, démontrent jour après jour l’existence de réponses sérieuses et de l’espoir pour les personnes gravement perturbées.
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