Vous parcourez actuellement les archives du blog FREDERIC GROSSMANN pour le jour suivant : 20.12.2010.
- Actualités (50)
- Faits divers (23)
- Réactions (43)
- Témoignages (1)
- Une aide véritable (12)
- 23.2.2011: Etiquetage psychiatrique
- 17.1.2011: La création d'une société psychiatrique
- 12.1.2011: Enfermée en psychiatrie et brutalisée suite à une erreur informatique
- 6.1.2011: Nouveaux diagnostics psychiatriques du DSM V : restera-t-il des gens normaux ? S'inquiètent des experts
- 4.1.2011: Les accros des jeux vidéos bientôt sous antidépresseurs
- 1.1.2011: Des chercheurs suisses proposent d'utiliser le LSD, les champignons hallucinogènes et la kétamine (drogue vétérinaire) pour traiter des patients souffrant de troubles compulsifs, de dépression ou de douleurs chroniques
- 28.12.2010: Un vaste plan de psychiatrisation de la population
- 25.12.2010: Le cartel des drogues psychiatriques à l'origine de la future loi sur la contrainte aux soins ?
- 22.12.2010: Bientôt une loi qui enterrera la justice et laissera la place à une société psychiatrique
- 20.12.2010: Violences extrêmes : un antidépresseur impliqué dans une tuerie familiale
Blogroll
Sites à voir
- février : 2011
- janvier : 2011
- décembre : 2010
- août : 2010
- juin : 2010
- avril : 2010
- mars : 2010
- février : 2010
- janvier : 2010
- décembre : 2009
- juillet : 2009
- juin : 2009
- mai : 2009
- avril : 2009
- mars : 2009
- février : 2009
- janvier : 2009
- décembre : 2008
- novembre : 2008
- octobre : 2008
- septembre : 2008
- août : 2008
- juillet : 2008
- juin : 2008
- mai : 2008
- mars : 2008
- février : 2008
Archive pour 20.12.2010
Violences extrêmes : un antidépresseur impliqué dans une tuerie familiale
20.12.2010 par admin.
Pour la première fois en France, la justice et la police ont très clairement mis en cause un antidépresseur dans le déclenchement d’une tuerie. En effet, les enquêteurs privilégient l’hypothèse de l’antidépresseur sertraline (plus connu sous le nom de Zoloft) pour expliquer le coup de folie du médecin qui a massacré en mai dernier en Vendée sa femme et ses quatre enfants avant de se donner la mort. Le procureur de la République de la Roche sur Yon, Xavier Pavageau, a indiqué que « les analyses toxicologiques montraient la présence d’une molécule à dosage thérapeutique, la sertraline – un antidépresseur utilisé pour le traitement de l’angoisse et de l’anxiété.
Alors que près de 5 millions de Français et de Françaises prennent régulièrement des antidépresseurs, le fait que la justice mette en cause ces substances dans des passages à l’acte meurtriers est lourd de conséquence. Aux États-Unis, le Prozac et le Deroxat, également des antidépresseurs, ont déjà été mis en cause dans plusieurs procès pour meurtres. En France aussi, les antidépresseurs ont déjà défrayé la chronique. Le tueur de Nanterre qui avait ouvert le feu en plein conseil municipal, tuant 12 personnes, avait été traité par antidépresseurs. Pour la psychiatre Rima Laibow, « ces drogues créent des distorsions de la réalité et des hallucinations qui peuvent conduire au meurtre ou au suicide ». Le risque de suicide est d’ailleurs très officiellement reconnu comme un effet secondaire possible des antidépresseurs type Prozac, Deroxat ou encore Sertraline. C’est du reste inscrit sur la notice de ces médicaments. Fort heureusement, les personnes consommant des antidépresseurs ne deviennent pas tous des assassins, mais force est de constater que la plupart des tueries ou folies meurtrières sont commises par des personnes sous traitement psychiatrique.
Si l’on passe en revue quelques affaires de crimes ayant eu lieu en France cette année, cela devient évident. Sur le seul mois d’avril 2010, Alexi Bocanov, sous traitement psychiatrique, tue le soigneur d’une équipe de rugby, une mère de famille de Brest est tuée de 20 coups de couteau et le père est grièvement blessé par leur fils sous traitement psychiatrique, dans l’Ariège un homme sortant de psychiatrie entend des voix et tue son propriétaire, un autre en Bretagne sous traitement psychiatrique lui aussi poignarde un jeune homme de 24 ans et le tue, un homme traité à de multiples reprises en psychiatrie poignarde à mort un père de famille devant son fils à Clichy la Garenne.
Ce ne sont que quelques exemples, sur un seul mois, mais ils sont assez édifiants. La question n’est pas de savoir si ces personnes étaient mentalement malades, elle est plutôt de savoir ce qui les a incités à passer à l’acte, et c’est là que les antidépresseurs et autres drogues psychiatriques jouent un rôle. Le fait que la justice prenne enfin en compte le rôle des ces substances est sans aucun doute un progrès considérable. Il ne s’agit pas de nier la responsabilité des criminels, mais plutôt de comprendre les mécanismes de la violence et de la prévenir. La Commission des citoyens pour les droits de l’homme demande par contre que la responsabilité des fabricants qui ont caché les effets secondaires soit recherchée, ainsi que celle des psychiatres qui prescrivent des traitements aboutissant à des passages à l’acte meurtriers. Des démarches ont été effectuées auprès des autorités en ce sens et des avocats correctement informés sur les effets des antidépresseurs commencent également à demander des réparations en justice auprès des laboratoires et des psychiatres coupables. La mise en cause d’un antidépresseur dans la tuerie de Vendée va permettre d’appuyer de telles démarches et c’est un progrès dans la lutte contre les violences extrêmes.
Posté dans Réactions, Faits divers | Imprimer | Aucun commentaire »