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Archive pour février 2009

Encore de nouveaux effets nocifs imputés aux neuroleptiques….

Selon une étude dirigée par Clive Ballard (Centre Wolfson pour les maladies du vieillissement, King’s College, Londres) , l’administration prolongée de médicaments neuroleptiques (ou antipsychotiques) a pour résultat de réduire fortement l’espérance de vie des personnes atteints de la maladie d’Alzheimer. Or, en Europe ou en Amérique du Nord, cela représente entre 30 et 60 % des personnes concernées.

 A noter que les neuroleptiques sont souvent, mais en dehors de leurs indications officielles, prescrits aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer pour prévenir les périodes d’agressivité. Mais en fait cela ne fait que les abrutir totalement au lieu de les aider…Et une série d’études récentes a montré un “bénéfice” faible et de courte durée (environ 6 à 12 semaines) dans la lutte contre les troubles de comportement de ces malades, et a mis en évidence des effets secondaires importants, ce qui ne fait que confirmer d’autres études démontrant la nocivité des neuroleptiques… Et pourtant, ils sont toujours administrés aux patients : pourquoi cet acharnement dans la destruction de vies humaines?

Les travaux ont été menés entre 2001 et 2004, auprès de 128 personnes âgées de 67 à 100 ans, souffrant de la maladie d’Alzheimer et auxquelles un de ces “médicaments” était prescrit. Deux groupes ont été constitués : dans le premier, l’administration des neuroleptiques a continué, alors que dans le second, les malades recevaient un placebo. Sur la totalité de la période, le risque de mortalité était plus faible de 42 % dans le groupe “placebo” que dans le groupe “neuroleptique”!!!

Les auteurs de cette étude (publiée dans The Lancet Neurology) rappellent que d’autres études ont montré de façon probante que des prises en charge psychologiques pouvaient fournir des réponses efficaces, avec en bonus le fait de ne pas faire empirer les personnes malades, ce qui est la moindre des choses…

C’est d’une nouvelle approche dans le traitement de cette maladie dont la personne malade a besoin : quand le personnel médical sera-t-il formé à communiquer avec les patients au lieu d’être formé à administrer des neuroleptiques?

Source: Le Monde.fr

Hyperactivité et déficit d’attention de l’enfant: Comprendre plutôt que droguer

Interview : Dr. Françoise Berthoud

Dr Françoise Berthoud

 

Le Déchaîné : Qu’est-ce qui vous a incité à écrire ce livre?

Au printemps 2003, j’ai assisté à une journée de conférence sur les enfants qui posaient des problèmes de comportement et recevaient donc un traitement psychiatrique pour les calmer, en général de la Ritaline. À la suite de cette journée, un groupe de travail s’est formé à Genève, dont j’ai fait d’emblée partie. Nous avons continué les années suivantes à organiser des cours et des journées de conférences sur les “enfants actuels”.

Ce travail nous a amenés à faire appel à plusieurs types de conférenciers dont les connaissances dans divers domaines pouvaient nous aider à comprendre comment recevoir ce nouveau type d’enfants sans les droguer. C’est ainsi que j’ai beaucoup appris avec des psychologues, des pédagogues, des spécialistes en alimentation, en métaux lourds ou en ondes électromagnétiques pulsées. Michel Odent est également venu nous parler des bouleversements des conditions de la naissance depuis une trentaine d’années. Mon livre : “Hyperactivité et déficit d’attention de l’enfant, comprendre plutôt que droguer” a été pour moi la suite logique de toutes ces rencontres et lectures, afin de faire passer plus largement l’information. “Comprendre plutôt que droguer” a du reste été ma devise de pédiatre homéopathe dans d’autres domaines de la santé des enfants.

Le Déchaîné : Que faut-il dire aux parents pour qu’ils réfléchissent à deux fois avant de droguer leurs enfants ?

Les rendre attentifs au fait que de nombreux enfants ont vu disparaître leurs troubles du comportement - réels et souvent très gênants, il faut bien l’admettre - par des régimes pauvres en phosphates ou d’autres changements alimentaires comme un régime plus riche en lipides Omégas 3. D’autres “bougillons” ont été “guéris ” par des soins ostéopathiques ou naturopathiques, en particulier le drainage des métaux lourds ou l’équilibration des oligo-éléments. D’autres encore sont des “électrosensibles” et se calment lorsqu’on les éloigne d’un excès de consommation de T.V. ou de jeux vidéo. Le téléphone portable joue aussi son rôle.

Il s’agit parfois de simples problèmes physiques non diagnostiqués (parasites intestinaux, hyperthyroïdies par exemple) ; le diagnostic de THADA est tellement présent dans notre société qu’il en fait parfois oublier le bon sens… Dans d’autres cas encore, ce sont des mesures pédagogiques ou psychologiques qui seront à l’ordre du jour, l’enfant exprimant ses tensions émotionnelles par son comportement.

Le Déchaîné : Comment les parents peuvent-ils résister à un médecin ou psychiatre qui suggère de donner des psychotropes à leurs enfants sans informer sur les dangers de ces produits ?

Je leur conseillerais de chercher d’abord par eux-mêmes une des solutions non psychiatriques que je suggère dans mon livre. Il est à mon avis inutile de vouloir convaincre un psychiatre que son diagnostic de THADA, même appuyé sur des tests psychologiques qu’il croit rigoureux, n’est qu’une invention de l’industrie pour vendre des médicaments, c’est perdre son temps et son énergie.

Les seuls effets secondaires reconnus par le corps médical sont l’insomnie et les troubles de l’appétit, alors que la liste de dangers est beaucoup plus longue. Heureusement, l’Association américaine de cardiologie vient d’avertir tous les médecins par voie de presse médicale qu’il est dangereux de prescrire de la Ritaline sans faire auparavant un bilan cardiaque. Espérons que les médecins vont tenir compte de ces avertissements et que nous verrons à l’avenir moins de décès par arrêt cardiaque chez ces enfants bourrés de Ritaline.

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