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Archive pour 18.7.2008
La psychiatrie crée une épidémie de maladies mentales chez les enfants
18.7.2008 par admin.
La création de nouvelles maladies ou troubles mentaux
Pour parachever le processus consistant à transformer l’école en hôpital ou clinique psychiatrique, il était nécessaire de développer des troubles mentaux spécifiques aux enfants en cours d’apprentissage. Les psychiatres avec l’appui des compagnies pharmaceutiques, ont alors redéfini les comportements des enfants comme étant des maladies mentales relevant d’un traitement psychotrope, et cela sans aucune base scientifique.
Depuis une trentaine d’années, les laboratoires pharmaceutiques sont confrontés à un véritable problème. Ils n’arrivent plus à mettre au point de nouveaux médicaments apportant de véritables progrès thérapeutiques. Pour continuer d’exister, ils doivent donc vendre à outrance leurs produits.
Tous les moyens sont bons pour conquérir de nouvelles parts de marché.
Après avoir épuisé le « marché » des adultes dépressifs ou névrosés, après avoir gavé nos grands-parents jusqu’à l’intoxication, les voilà qui attaquent maintenant le « marché » de nos enfants.
Le domaine de la santé mentale est un domaine de la médecine où un consensus d’experts tend à remplacer les examens de laboratoire qui caractérisent le diagnostic des maladies infectieuses.
Est-ce un hasard si, en moins de 3 ans, l’INSERM a publié 2 rapports « d’expertises collectives» sur le sujet des enfants. L’un, intitulé « Troubles mentaux. Dépistage et prévention chez l’ enfant et l’adolescent », l’autre « Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent ».
Ces deux rapports ont d’ailleurs soulevé de nombreuses critiques.
D’une part parce qu’ils n’étaient qu’un recensement statistiques d’articles médicaux (écrits d’ailleurs en langues anglaise) et, que d’autre part, ils se basaient sur la liste des « maladie mentales » établies par le célèbre manuel américain de classification diagnostique (le DSM4).
Or, en avril 2006, il a été prouvé que la moitié des experts psychiatres qui ont participé à la rédaction du DSM 4 étaient payés par l’industrie pharmaceutique, qui fabrique justement les médicaments utiles dans ces maladies. ( étude publiée par Lisa COSGROVE, chercheuse à l’Université du Massachusetts de Boston qui a publié, dans la revue « Psycho-Therapy & Psychosomatics », le résultat d’une enquête très approfondie)
De plus, cette liste a été établie sans aucune procédure ni base scientifique. Il est même choquant de constater que l’identification de nouveaux troubles mentaux a été statuée par vote majoritaire à main levée.
Voici quelques exemples de « maladies mentales » décrétées sans aucune preuve scientifique objective :
- Trouble du langage de type expressif
- Trouble phonologique
- Trouble de conduite
- Trouble du calcul
- Problème en rapport avec une étape de la vie
- Trouble mental non spécifié.
Un grand laboratoire pharmaceutique a même fait éditer une bande dessinée pour enfants afin de les aider à reconnaître et admettre l’existence d’une de ces maladies inventées.
Les enfants sous drogues dès le plus jeune âge
Les troubles mentaux ayant été inventés, le dépistage ayant été effectué, l’étape suivante consistait naturellement à trouver la molécule chimique susceptible de définitivement transformer l’enfant en patient psychiatrique. C’est avec l’hyperactivité que cette étape a pu être réalisée. Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est sans doute le trouble mental des enfants le plus connu et le plus controversé. En effet, les enfants diagnostiqués TDHA sont traités par des psychotropes puissants (comme la Ritaline et le Concerta) dont les effets secondaires sont ceux d’une drogue dure.
Ils peuvent aller jusqu’à entraîner des phénomènes d’accoutumance et provoquer des lésions graves, notamment des accidents cardiaques, ainsi qu’aboutir à des automutilations, des décès, des tentatives de suicide et des passages à l’acte suicidaire.
Le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies s’est penché en octobre 2005 sur les problèmes des diagnostics abusifs effectués sur les enfants et de l’administration à leur égard de drogues puissantes destinées à traiter le TDAH. Dans les conclusions de son rapport, on peut lire : «Le Comité est également préoccupé par les informations indiquant que le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est mal diagnostiqué et qu’en conséquence on prescrit trop souvent pour le traiter des psychostimulants dont les effets délétères sont pourtant de mieux en mieux connus. […]»
En France en 2005, l’assurance maladie a publié les chiffres suivants :
« Au total, on estime au minimum entre 7 500 et 9 000 le nombre d’enfants qui prennent du méthylphénidate en 2005. Le chiffre réel est probablement bien supérieur, certaines estimations parlent de 40 000 enfants sous ritaline. Cinq ans auparavant, ils étaient environ 2 500 »
Mais la ritaline n’est pas le seul psychotrope utilisé. C’est même l’arbre qui cache la forêt.
Selon un rapport de l’INSERM remis en juin 2006 à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé, la prévalence d’usage des psychotropes chez les enfants de 0 à 5 ans était de 3,2 %, plus élevée chez les garçons (3,5 %) que chez les filles (2,7 %).
Cette prévalence varie avec l’âge (2,3 % chez les enfants âgés d’un an ou moins ; 4,6 % chez les enfants de 2 ans : 4,0 % chez les enfants de 3 ans ; 3,6 % chez les enfants de 4 ans ; 1,2 % chez les enfants de 5 ans).

« Les comparaisons avec les trente autres pays interrogés dans l’enquête ESPAD 2001 montrent que l’usage, au cours de la vie, de tranquillisants ou de somnifères des élèves français de 16 ans, place la France parmi les pays de tête, qu’il y ait prescription ou non, pour les garçons comme pour les filles. La moyenne des pays de l’Union Européenne se situe autour de 10 % pour les consommations avec prescription, la France : 18 %. »
Il est inquiétant de constater que ce qui se passe actuellement en France est malheureusement ce qui s’est passé aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années.
Des millions d’écoliers américains sont actuellement sous Ritaline.
« Ceci est impossible en France » avaient clamé les âmes bien intentionnées il y a quelques années. Aujourd’hui, plus de 10 000 écoliers français prennent la « pilule de l’obéissance ».
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