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Archive pour 8.3.2008

Des familles de malades internés vont intégrer un collectif national

La Provence, 23 octobre 2007

Ils veulent une médecine psychiatrique plus humaine. Ils veulent rompre la loi du silence, trouver d’autres alternatives aux électrochocs et aux traitements médicamenteux.

Le Prozac prescrit aux enfants à partir de 8 ans !!!

enfants.jpgDésormais, le Prozac pourra être prescrit en France aux enfants à partir de 8 ans.

L’Agence française de sécurité des produits de santé (AFSSAPS) a accordé une “extension d’indication” pour le Prozac, jusqu’alors réservé aux adultes. Au moins 40 000 enfants sont concernés. Cette décision fait suite à l’autorisation de prescrire du Prozac aux enfants par l’Agence européenne du médicament (EMA), en août 2006. L’AFSSAPS veut encadrer cette prescription. Elle émet de fortes részerves car être sous Prozac à 8 ans comporte des risques : actes suicidaires, perturbation de la croissance, ralentissement du développement des organes sexuels… Nos enfants sont-ils des cobayes ?

Soigner la maladie sans se soucier du malade…

Propos :

imbert.jpg

Georges-Alexandre Imbert, Président de l’AAAVAM

Nous reproduisons ici des extraits d’une intervention donnée par M. Imbert dans un colloque européen sur la psychiatrie tenu à Paris en 2006.

« La plupart des médecins ne connaissent que les bienfaits des médicaments psychotropes, en ignorent les effets délétères et ne se sentent pas concernés par les maladies iatrogènes (liées aux traitements). Leurs effets sont bien plus graves qu’on le dit. Ainsi, les psychotropes entraînent souvent un changement de personnalité, une dépendance au médicament, de l’apathie, l’amnésie émotionnelle ainsi qu’une inaptitude à lutter. Et ce n’est pas tout puisque la liste des effets secondaires des neuroleptiques et des nouveaux antipsychotiques est si longue que nous ne reprendrons que les plus connu : syndrome parkinsonien, paralysie tardive et persistante, troubles cardiaques.
De plus, les anxiolytiques, qui lèvent la barrière naturelle de défense du sujet, sont parmi les plus grands pourvoyeurs de suicide, permettant de ce fait de passer à l’acte en toute sérénité, et je cite là un ouvrage médical […]

Comment accepter que d’aussi grands risques soient pris par la prescription de tels médicaments? Les médecins conditionnés par les laboratoires ne remettent rien en cause. Le professeur Zarifian avait déjà souligné cette disposition d’esprit : « Il faut aussi souligner l’impossibilité psychologique de nombreux médecins à modifier leur représentation sociale : les benzodiazépines sont des médicaments, donc elles ne peuvent être une drogue. Je prescris un médicament à un malade, donc je ne peux pas être un dealer qui fournit un toxicomane. C’est légal, donc ce n’est pas dangereux. »

L’État et la Sécurité sociale veillent à ce que ces médicaments soient toujours prescrits pour assurer la paix sociale. La santé financière des actionnaires des multinationales de la pharmacie l’emporte sur la santé des patients.

Les psychotropes ne guérissent pas, ils ne font que contenir les maladies de l’âme. Les gens croient qu’ils peuvent guérir de leur mal-être parce qu’une certaine presse sous influence des lobbies le leur fait croire. […] Je ne le répéterai jamais assez, ces drogues légales diminuent rapidement l’anxiété en libérant la violence propre à chacun. […] Nous sommes les champions d’Europe de la consommation des tranquillisants et des somnifères, et par voie de conséquence également premier pays au palmarès du nombre de suicides ! […] Mais on apprend au médecin à soigner la maladie sans se soucier de la personne malade. »

Georges-Alexandre Imbert est Président de l’AAAVAM, Association d’Aide aux Victimes d’Accidents de Médicaments. Il a publié Tranquillisants, somnifères, neuroleptiques, ces faux amis… aux Éditions Dauphin.

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